mercredi 13 janvier 2010

Comtes-Vampires

1987: Je suis abonné à WHITE DWARF et je découvre les premiers squelettes en plastique. L'idée d'une armée de squelettes germe dans mon esprit dérangé.

Juillet 2005: Vacances en France après trois ans passés en Martinique (île charmante mais désert figurnistique sans pareil). Histoire de ne pas ressortir les mains vides d'un magasin GW, j'achète le livre d'armée des Comtes-Vampires.

Septembre 2006: Projektus lance l'idée du "Choix des armes". Après moultes hésitations (entre mort-vivants, elfes et skaven), je décide d'en profiter pour assembler une armée de comtes-vampires.

Problème: je n'aime pas le look de la plupart des figurines de l'armée. De plus, je trouve les squelettes trop propres, comme si après avoir été invoqués ils avaient été nettoyés....en plus, il n'y a que des humains. Personellement, je pars du principe qu'un nécromancien ne choisit pas ce qui va sortir de terre...et que ce qui a passé quelques années sous terre est forcément trés trés sale.
Du coup, il ne me reste plus qu'à bricoler des figurines et à choisir dans d'autres gammes que celle de GW des figurines pouvant convenir pour cette armée.

Pour les Vampires, j'ai gardé ceux de GW vu que je les trouvais plutôt réussis.
Par contre, ayant fait l'armée avec l'ancien livre et les lignées, mes Vampires sont des Dragons de Sang.


Pour ceux qui accrocheraient pas, le background des Vampires fait qu'il est possible d'utiliser n'importe quelle figurine du moment qu'on lui peint une peau un peu pâle. Je compte d'ailleurs employer des vieux guerriers CITADEL pour mes prochains vampires.
Par pitié, attendez que je ne sois plus de ce monde avant d'aligner des vampires hobbits dans vos armées.......
Je trouve les Nécromanciens GW particulièrement hideux aussi, j'emploie une figurine FENRYLL dénichée par hasard en flanant dans une boutique.


Les nouveaux Loups Funestes correspondent au background (des loups mort-vivants) mais je ne les aime pas. Et j'avais déjà les miens. Histoire de varier un peu, j'ai mixé des loups FENRYLL. Ca se mélange pas mal, non ?


Pour les Nuées d'esprit, on peut choisir n'importe quelle figurine peinte en blanc. Je me suis contenté des figs officielles dénichées à trés bas prix sur e-bay.

Les Spectres GW sont hors de prix, du coup j'ai acheté un pack de fantômes de chez FENRYLL. En plus la fille fait une trés belle Banshee. Bon, OK, j'ai quand même un Spectre GW....

Pour les Goules, c'est pareil: j'aime pas les nouvelles figurines plastique (oui, je suis un indivdu particulièrement pénible) et j'avais quelques anciennes figurines en métal provenant d'une bande de Mordheim. J'ai donc complété avec des figurines GW et quelques ancienne réfèrences que m'a gentiment vendu Nikko (que je salue au passage).

Pour ceux qui sont allergiques aux figs GW, sachez que les goules sont des humains ordinaires devenus cannibales suite à des famines. Pourquoi sont ils en slip ? Mystère.

Mais, n'importe quelles figurines de civils pourraient faire l'affaire. Avec des têtes de zombies GW pas trop abimées, ça pourrait faire de belles conversions.....

En terme de jeu, ce sont mes chouchoux depuis qu'elles ne combattent plus en tirailleur: une unité résistante qui peut faire trés mal. Et puis, par rapport au reste de l'armée, leur CC de 3 en fait des troupes d'élites. Les goules, stosstruppen des comtes-vampires.....

On passe ensuite aux Gardes des cryptes. Comme j'aimais pas les figs officielles de l'époque, j'ai fait des conversions à base de fantassins bretonniens. Les nouvelles figurines étant plus à mon gout, j'en ai inclus quelques unes.

Faut que je trouve un moyen de rendre les décalcos des boucliers mattes.....
J'ai mélangé figurines avec armes à deux mains et figurines avec épée et bouclier. Suivant l'option que je joue, je met les figurines appropriées au premier rang. Ca m'évite d'avoir deux unités différentes et permet de s'adapter à l'adversaire.
Le Varghulf, superbe addition à l'armée à tout point de vue (background, efficacité, "beauté"). Espérons qu'il restera dans le prochain livre d'armée....

Les régiments de squelettes, enfin. Il y a de tout. Du GW, du GW converti, du nain squelette de FENRYL, des vieux squelettes en métal CITADEL, des orques et des skaven de la Compagnie Maudite. Et c'est ça qui est chouette!



En plus, je me fais plaisir en ajoutant des squelettes fait à partir des figurines des armées que j'ai affronté. Certains portent donc la livrée impériale des troupes d'HobbyOne tandis qu'il y a un guerrier de chez Julien du Chaos. Sympa à faire aussi.

Le magnifique fond rose vient du reflet du couvre-lit de ma fille....sa chambre était la pièce la plus lumineuse pour faire les photos. Désolé....

lundi 11 janvier 2010

C'est pas encore l'année du nain sur la table de jeu...

Frustré de n'avoir pu jouer samedi, Julien du Chaos m'a proposé de faire une partie de Warhammer cette après-midi. C'était donc l'occasion de tester les nains fraîchement peints face au chaos.
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Julien est un monomaniaque du chaos. Il ne joue que cette armée. Et comme il n'a que du dédain pour les maraudeurs et les démons, il ne joue que des guerriers du chaos....et parfois une unité d'homme-bêtes dans des instants d'égarement.
Mon propre fils, Vincent du chaos, l'admire profondément et rêve de faire comme lui plus tard. Ca promet bien du bonheur....

Vu qu'on n'avait pas joué ensemble depuis bien longtemps, c'était aussi l'occasion pour Julien d'utiliser pour la première fois le dernier livre d'armée sorti.






J'ai fait une entorse au troisième commandement de l'église de Siabatologie ("Avec des figurines peintes tu joueras") pour aligner 1500 pts de nains, les boites de conserves à pointes de mon adversaire coutant trop chers pour être interessantes à jouer à 1000 pts. J'ai donc rajouté un Thane, une unité d'arquebusiers et des rangs de guerriers supplémentaires à mon armée.

Bon, disons le tout net, ça été une défaite pour les nains. J'ai éliminé un enfant du chaos, des chiens et des dragons ogres mais les guerriers et les chevaliers m'ont anéanti toute une aile. On n'a pas pu jouer les six tours réglementaires mais, avec juste trois unités sur la table, mon sort était scellé.

Quels enseignements tirer de cette partie ?

Déjà, j'aurais pu mieux me déployer, j'ai raté mes tirs (mauvaise utilisation du canon) et j'ai sous-utilisé mes unités les plus puissantes que sont les Tueurs de Trolls et les Mineurs. Les Tueurs ont achevé un enfant du chaos dont les arquebusiers auraient pu se charger avant de passer trois tours à faire fuir les Dragons ogres tandis que les Mineurs se sont fait piétiner pour rien par les Chevaliers.

Je reste dubitatif quant à l'efficacité des tirs. A mon avis, la bataille se gagne plus par les corps à corps.....en tout cas, face à un adversaire lourdement blindé comme les chaoteux.

Les nains sont trés résistants mais manquent de puissance. A l'avenir, il faudra que j'investisse dans du guerrier avec arme lourde. Je vais aussi rajouter des Tueurs à l'armée. Un gyrocoptère aurait aussi pu être bien embêtant pour mon adversaire.

Le seul point positif reste le Maitre des Runes qui a rendu totalement inutile la présence du Sorcier du Chaos.

Bon, je voulais pas participer à l'année du nain mais, vu que le match retour est prévu en février, je vais essayer d'en peindre quelques uns de plus.

samedi 9 janvier 2010

Sagesse chinoise

Lao Tseu a dit : "Quand y a de la neige dans le jardin, vas pas jouer avec tes copains mais prends des photos de tes nains".
Si, si....il l'a dit. Il était trés fort, Lao Tseu

N'écoutant que cette sagesse millènaire, et vu l'état du jardin.....


l'après-midi WARHAMMER prévue à la ludothèque a été annulée et même Julien du Chaos (qui a pourtant grandi dans les Désolations Nordiques) n'a pu venir à la maison piétiner mes nains avec ses boites de conserves à pointes.
Du coup, comme j'avais l'armée à portée de main, je me suis dit que ce serait pas mal de faire quelques photos.



J'ai commencé à acheter des figurines de nains il y a ... 22 ans. Et j'ai commencé à les peindre en octobre 2008 pour participer à un tournoi Warhammer en 750 pts. Ca donne une bouffée d'espoir à ceux qui espèrent voir de la Crimée sur ce blog un jour.
J'ai mélangé allègrement des figurines plus vieilles que certains de mes adversaires et des nains de la boite "Bataille au Col du Crane" mais pas sur les mêmes socles....faut pas déconner quand même... y a des trucs sacrés à respecter.


On commence par le canon et son équipage (histoire de fâcher Boris), ainsi qu'un marqueur trés sympa représentant un gobelin chapardeur écrasé par un boulet.


Les mineurs que j'essayerais de compléter avec un ou deux rangs de plus, à l'occasion.

Les arquebusiers de la boite "Bataille au Col du Crane". Un accident de vernis a terni les couleurs métalliques. Faudra que je les retouche un jour.... vers l'été 2084 certainement.


Une unité de 15 guerrier avec mon général. Pour l'instant, en petit format, c'est un Maître des Runes mais il deviendra un Thane lorsque j'aurais 1500pts de troupes. Je recruterais alors un vrai Maitre des Runes. Pour l'instant, il apporte une bonne protection anti-magie à l'armée tout en restant redoutable au corps à corps.

Une deuxième unité de 15 guerriers. Du nain de base classique... brutal et résistant. Ca change des mort-vivants que je joue habituellement .


Une petite unité de Tueurs de Trolls accompagnés d'un Tueur de Dragons. Ils font trés trés mal mais sont trés trés fragiles au tir.

A l'époque, j'avais peint cette armée en 15 jours en usant et abusant du DEVLAN MUD. Avec le recul, je ne suis pas mécontent du résultat. En tout cas, ça permet de peindre trés vite quantité de figurines avec u rendu que je trouve convenable.
J'ai encore dans mes cartons une vingtaine de guerriers en métal, un vieux canon à flammes et les nains de trois (oui, trois) boites "Bataille....". C'est à dire qu'à l'époque je fréquentais de grands malades qui achetaient cette boite pour faire des armées de gobelins. Du coup, ils revendaient les nains et....vous connaissez ma force de caractère lorsqu'on me propose d'acheter des figurines.....

vendredi 8 janvier 2010

Ce n'est pas ce que vous croyez

Non, non, non. Pas d'année du nain chez moi....même si je trouve le concept de GAPOY trés sympa.
N'empêche que pour un gars qui fait pas l'année du nain, je commence 2010 par des barbus de petite taille. J'avais besoin de faire passer mon armée naine de 750 pts à 1000 pts en prévision de l'après-midi Warhammer de demain.


Plutôt que de rajouter un bloc de 15 guerriers, j'ai préféré la variété en peignant un canon et ses servants et une unité de 10 mineurs.

Bon, c'est pas du grand art....juste du tabletop peint à la va-vite. Sous-couche, couleurs de base et lavis de DEVLAN MUD. Mais pour jouer rapidement sans se prendre la tête, c'est bien suffisant.

lundi 21 décembre 2009

La bataille de San Francisco

Voici, enfin, la suite de la série d'article que j'avais commencé sur la Guerre du Pacifique. Avec un petit retour en arrière puisqu'on revient sur la bataille de San Francisco du 2 Novembre 1879; bataille que j'avais à l'époque évoquée en trois lignes.
Depuis, j'ai trouvé un récit plus détaillé de ce combat qui se situe entre les deux articles déjà publiés.
Les planches d'uniformes chiliens qui l'illustrent viennent de batallas.org.

Après le débarquement à Pisagua, l'armée chilienne sépara et isola les bastions alliés d'Arica et d'Iquique, rencontrant peu de résistance. Le 6 juillet, la cavalerie chilienne du lieutenant-colonel Vergara anéantissait les cavaliers péruviens du régiment Husares de Junin lors du combat de Pampa Germania.

L'armée chilienne avait pris la précaution de sécuriser tous les rares points d'eau du désert d'Atacama et de se positionner sur des hauteurs facilement défendables. Pendant ce temps, l'armée péruvenne commandé par le vieux, mais incompétent, général Juan Buendia se mit en marche afin d'intercepter les forces chiliennes.
Buendia espérait que ses alliés boliviens commandés par le président Hilarion Daza se joindrait à ses troupes pour avoir l'avantage du nombre sur les chiliens retranchés au sommet de la colline de San Francisco. Mais, la route menantdes hauts plateaux boliviens à San Francisco était longue et périlleuse. De plus, les boliviens s'obstinèrent à marcher en plein jour, subissant ainsi la terrible chaleur du soleil du désert.
Naturellement, quand les boliviens atteignirent le ruisseau de Camarones, près de San Francisco, ils n'étaient pas en condition de livrer bataille. Buendia fut obligé de faire face aux chiliens seuls.

SITUATION DE DEPART

Situation de départ des chiliens:

Le 7 novembre, le 1er régiment de ligne « Buin », lee régiment de ligne et les bataillons Atacama et Coquimbo accompagnés d'une batterie d'artillerie quittèrent Hospicio pour Dolores. Le lendemain, le 3e régiment de ligne, les bataillon d'artillerie navale (Navales), Valparaiso et une autre batterie les suivirent.
Les deux colonnes se réunirent à Dolores le 10 novembre. Les forces chiliennes rcomptaizent alors 6500 hommes sous les ordres du colonel Emilio Sotomayor.

Situation de départ des péruviens :

Le 5 novembre, les alliés quittèrent Pozo Almonte, récupérant des soldats isolés au passage. Le 13, Buendia quittait Pozo Almonte et se dirigeait vers Agua Santa qu'il atteingait quatres jours après. Au cours de la marche, les soldats souffrirent du manque d'eau et de nourriture. Les troupes se dirigèrent ensuite vers Negrito et donc vers Dolores. La nuit du 18 novembre, le général Buendia décida d'avancer sur Dolores et d'engager les troupes chiliennes qui s'y trouvaient.



DISPOSITION DES ARMEES

Disposition et plan de bataille chiliens:


Lorsqu'un groupe d'éclaireurs du régiment de cavalerie des Cazadores a Caballo rencontra les forces alliées, le colonel Sotomayor – après une discussion animée avec le lieutenant-colonel José Francisco Vergara – décida de fortifier ses positions au sommet de la colline de San Franscisco où la supériorité numérique des alliés ne pourrait pas jouer. L'artillerie fut divisée en petits groupes protégés par l'infanterie.
Les forces chiliennes furent divisées en 3 groupes et déployés comme suit:
Le régiment « Buin », les bataillons Valparaiso et Navales, une batterie de 6 canons commandés par le capitaine Roberto Wood et une batterie de montagne de 6 canons dirigée par le capitaine Eulogio Villareal se déployèrent sur l'élévation nord de la colline de Dolores
Le 4° régiment de ligne avec les bataillons Atacama et Coquimbo, une batterie de 8 pièces commandée par le sergent-major Jose Maria de la Cruz, une autre batterie de 6 pièces et les deux mitrailleuses Gatling du sergent-major Benjamin Montoya se disposèrent sur la partie sud-est de cette colline.
Le 3° régiment de ligne, un détachement de 50 soldats de diffèrentes unités, quelques cavaliers du regiment des Cazadores a Caballo et 2 batteries de quatre canons chacune se placèrent sur les collines de San Bartolo et Tres Clavos.




Le plan de bataille et le déploiement péruvien:

Le général Buendia divisa ses 7400 hommes en trois colonnes. Il comptait sur la présence des boliviens de Daza mais ces derniers, exténués, décidèrent de retrourner à Arica après leur longue marche.
Les trois colonnes furent placées sous le commandement de Belisario Suarez, d'Andres caceres et de Buendia lui-même. La colonne de Suarez se composait des divisions Villamil, Bolognesi et Velarde; formées des Cazadores de Cuzco n°5, des Cazadores de la guardia n°7, des bataillons Ayacucho, Guardia de Arequipa, Aroma, Vengadores, Victoria et Colquechaca.
Buendia avait sous ses ordres les divisions Villegas, Bustamante et Davila divisions, formées à partir des bataillons Ayacucho nº3, Provisional de Lima nº3, Cerro de Pasco, Puno nº6, Lima nº8, Illimani, Olañeta, Paucarpata et Dalance accompagnés de deux escadrons de cavalerie et d'une batterie à 6 canons.
La troisième colonne, celle de Caceres, se trouvait en réserve à l'arrière.




LA BATAILLE

Quelques soldats boliviens qui était parti chercher de l'eau au puit de San Francisco tirèrent accidentellement quelques coups de feu. Croyant qu'une attaque était imminente, les chiliens répliquèrent par un coup de canon. Ce fut ce qui déclencha la bataille. Malgrè les efforts des officiers alliés pour contenir leurs hommes, les forces péruviennes et boliviennes attaquèrent les positions chiliennes en désordre.

Le général bolivien Carlos Villegas avec deux compagnies des bataillons Puno et Ayacucho accompagnées de deux autres compagnies des bataillons Illimani et Olañeta ouvrirent le feu à longue portée sur les positions chiliennes sans causer de dégâts.

Le colonel Lavandez en personne avec la première compagnie du bataillon Dalance s'avança vers les batteries chiliennes du groupe d'Amunategui, sur l'aile gauche chilienne, s'approchant jusqu'à 40 pas. Le général Villegas ordonna alors à une autre compagnie du bataillon Dalance d'entrer en action avec les bataillons Lima n°8 et Puno.


Pendant ce temps, la colonne de Buendia se dirigeait vers la colline de Dolores en faisant un demi-cercle pour essayer de prendre les positions chiliennes à Tres Clavo. Tandis que cette manoeuvre se faisait, les batteries chiliennes de Frias et Carvallo prirent les troupes de Buendia sous leurs tirs croisés, brisant la formation alliée pour un moment. Les troupes péruviennes réussirent cependant à se réorganiser et continuèrent d'avancer vers leur objectif malgré des pertes sévères. Lorsqu'elles s'approchèrent, eles furent stoppées par les six compagnies d'infanterie chilienne du 3° régiment de ligne qui étaient postées là et furent obligées de retraiter jusqu'à être hors de portée des canons chiliens.
Villegas, ayant une partie de ses troupes engagées en combat avec Amunategui, avança avec le reste de ses hommes pour renforcer Lavadenz et Espinar. Il chargea la batterie de Salvo, uniquement défendue par ses 56 servants. Salvo dispersa ses hommes afin qu'ils défendent leurs position avec leurs fusils après avoir encloué leurs canons pour qu'ils ne tombent pas aux mains des alliés en attendant des renforts.


Deux compagnies du bataillon Atacama vinrent au secours de Salvo, forçant l'enemi à se replier. Les alliés se rallièrent au pied de la colline grâce à la présence d'une autre compagnie du bataillon Dalance et chargèrent de nouveau. Mais cette fois-ci, une autre compagnie chilienne du bataillon Coquimbo s'était jointe aux défenseurs et, avec leur soutien, lança une contre-attaque sur les pentes de la colline. Une dernière attaque eut lieu mais elle fut aussitôt repousée par une charge à la baionette. Cette fois-ci, les alliés se retirèrent définitivement.
Les troupes chiliennes ne poursuivirent pas les alliés en retraite, restant sur leurs positions dans l'hypothèse où l'ennemi se regrouperait pour attaquer le lendemain.

Epilogue:

Les chiliens perdirent 208 hommes, morts ou blessés. Les alliés en avaient perdu 296 auquel s'ajoutaient plus de 3000 disparus. Cette défait fut un coup dur pour l'armée péruvienne. Les troupes restantes se dirigèrent vers Tarapaca.

Le fait de faire à nouveau des recherches sur ce conflit m'a donné envie de le jouer. Si j'ai un peu de temps, je vais essayer de faire des fantassins chiliens et péruviens à partir de figurines en plastique PERRY.

Je ne me disperse pas, j'anticipe.....au cas où je viendrais à manquer de projets. On sait jamais...

dimanche 6 décembre 2009

J'étais à Mount Jackson (3)

Après un nuit terrible dans le froid et la pluie, réveil à sept heures. C'est pas grave, je dormais pas.... On se rassemble en silence pour le "fall in". Ce n'est pas une parade, juste un appel. On a donc des soldats en sack coat, en manteaux, en bonnet de nuit, avec des couverturs sur le dos. Bref, l'armée du Potomac au réveil après une nuit à la dure ressemble assez à un groupe de clochards.

http://news.webshots.com/photo/2030140650100906774DbWnKZ">Normandie Camp, novembre 2009

Les gradés donnent les consignes: pas le temps de faire chauffer le café, deux hardtacks par homme et on part attaquer les sudistes. Vu la déroute de la veille, la nouvelle fait plaisir à tout le monde.
Le jour se lève à peine et, dans le petit matin froid, on s'équipe avant de se mettre en route. Sans un bruit, nous nous disposons dans la plaine en contrebas du camp rebelle. Ils sont réveillés mais ne semblent avoir rien remarqué.


L'assaut commence! Un groupe attaque par le chemin menant au camp tandis que quelques hommes (dont je fais partie) restent en bas pour les couvrir et empêcher une sortie.
Nos hommes sont copieusement reçus par les tirs ennemis et l'attaque par le chemin finit par piétiner. Au bout d'un moment, nous essayons donc autre chose et on profite du fait que les confédérés soient distrait par cette attaque pour se lancer sur la pente recouverte de fougères à l'assaut de leur camp.
Là aussi, la progression est difficile et nous finissons par nous retrouver bloqués avec des pertes qui montent.
Notre officier se décide donc à ordonner le repli. Nous nous redéployons en tirailleurs dans la plaine et commençons à bâtir des barricades de troncs d'arbres en prévision de la riposte sudiste.
Celle-ci tarde à venir et nous échangeons quelques tirs à longue distance. A défaut d'avoir pris leur camp, on les a réveillé en beauté et on leur a mis une belle pression dès le matin. C'est pas si mal......

Normandie Camp, novembre 2009">

Mais voilà que ça bouge dans le camp confédéré. Un groupe descend sur notre flanc gauche tandis qu'un autre lace un assaut de face. Je me retrouve, avec quelques autres soldats à devoir bloquer l'attaque de flanc. Ils sont beaucoup plus nombreux que nous....gloups....
L'ennemi s'approche en colonne et nous décidons de réserver nos tirs pour le moment où ils devront ralentir pour franchir un passage dans la clôture. On fait feu et....pas une seule perte....ça s'annonce mal. La colonne rebelle se redéploie en ligne tandis que nous rechargeons fébrilement nos mousquets et s'apprête à faire un feu de salve.
"Baissez vous et ne tirez que quand ils chargeront!"
Aim! Fire! Les balles sudistes passent au dessus du monticule dérrière lequel nous sommes couchés. Des cris....Ils chargent!
On attend, on attend....Maintenant! On se relève et on tire. En face, les sudistes s'écroulent, fauchés en pleine charge.

Pas le temps de se réjouir, j'ai à peine commencé à recharger mon Springfield qu'un capitaine rebelle est sur nous et nous menace de son sabre: "Surrender! Surrender!". Un coup de feu, venu de derrière moi l'abat. A mes côté, Paco se bat au corps à corps. Je ne comprends plus rien à ce qui se passe....le stress. Un soldat sudiste me charge en hurlant. J'essaye de finir de recharger mon arme mais il est trop rapide. Un coup de feu venu du côté retentit et il s'écroule à quelques pas de moi.
Je renonce à recharger mon fusil et je rejoins Paco dans des combats au corps à corps en hurlant. On abat un dernier adversaire et on se regarde un peu hébétés.....Ca a beau être "pour de faux", la peur et la tension sont là.....

La victoire est à nous, les derniers ennemis se rendent. Fin du scénario.
Merci à nos amis du French Mess de nous avoir offert ce moment de bravoure du dimanche matin.

Malheureusement pour ceux qui n'étaient pas là, les quelques photographes qui se trouvent dans nos rangs laissent de côté leur appareil lors des combats. Heureusement, j'ai trouvé ce petit film, réalisé il y a deux ans au même endroit et à la même époque qui vous donnera une idée de ce à quoi ressemblent nos combats.

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Comme il reste encore un peu de temps avant de ranger le camp, une scéance de drill est organisé sous la direction de Gareth, le capitaine sudiste. Nous révisons les mouvements de base et pouvons enfin manoeuvrer en compagnie, gris et bleus réunis.
La scéance se termine par un feu de salve de cinq cartouches. Le bruit et la fumée dégagée sont impressionnant....et nous ne sommes que 23. Ca permet d'imaginer ce que devait être un vrai champs de bataille.....

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The Blue & The Gray together">

Après un dernier repas, vient le moment de ranger le camp et de se dire au revoir.


Pour ma part, j'ai été enchanté de cette première expérience et je recommencerais avec plaisir. Ce week-end a été une véritable immersion dans le XIX° siècle. Bien sûr, nous ne sommes que des gens du XXI° siècle habillés en soldats ou en civils de l'époque mais il y a, par moment, des instants de grâce, des sortes de flash qui vous font oublier ça et font que croyez vraiment être revenu 150 ans en arrière.
Pour ça, pour l'ambiance qui règne, pour les gens formidables que j'ai rencontré, j'y retournerais.

dimanche 15 novembre 2009

J'étais à Mount Jackson (2)

Une fois le repas terminé au piquet de garde, nous effectuons de petites corvées (remplir les gourdes, apporter du bois pour le feu) avant de gagner le camp.

Normandie Camp, novembre 2009">

Là, on profite un peu des rayons du soleil tout en trouvant bizarre que les sudistes n'aient encore pas lancé d'attaque. Pour ceux qui connaissent nos amis du "French mess", ça n'est pas dans leurs habitudes.....

Normandie Camp, novembre 2009">

A peine ses paroles sont elles prononcées que des coups de feu retentissent!
Les rebelles attaquent le piquet de garde!
On se ré-équipe dans l'urgence et on se rassemble autour de nos gradés. Le lieutenant Ingalls décide d'envoyer le gros de la troupe faire face à l'ennemi pendant qu'un groupe, dirigé par un caporal, ira au secours du piquet de garde. Je fais partie de ce groupe de quatre hommes. Nous progressons à couvert en direction du piquet de garde et, lorsque nous arrivons, une vision de carnage s'offre à nous: les combats à cet endroit sont terminés et les corps de tous nos compagnons et de quelques rebelles jonchent le sol.
Mais la bataille continue au milieu de la plaine. Notre caporal prends deux hommes avec lui pour attaquer les sudistes sur leur flanc tandis que je défends le piquet de garde avec un autre soldat. A l'abri derrière des barrières, nous faisons le coup de feu sur les sudistes qui se montrent.

La manoeuvre de nos troupes réussit et les confédérés se replient au delà de la cabane. Il est temps de contre-attaquer!

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Nous laissons le piquet de garde pour nous joindre au reste de la troupe. Arrivé au niveau de la cabane les tirs s'intensifient. Le private Aubrey s'écroule. Je me porte à sa hauteur. Il est blessé. Je décide donc de le transporter jusqu'à la cabane. C'est pas évident, sa blessure lui permettant tout juste de marcher. En chemin, je croise notre lieutenant qui me crie "J'ai besoin de tous mes hommes!".
Oups!
J'entre donc rapidement dans la cabane, jette mon compagnons sur une paillasse et crie aux deux femmes de s'occuper de lui avant de repartir au combat. Cet incident les marquera pour le week-end :o)))))
Nous partons donc à l'assaut des lignes sudistes.

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Un confédéré tire dans ma direction et je décide de tomber. Je passerais donc le reste de l'escarmouche à faire le mort.....et à me reposer par ce qu'après avoir porté Aubrey je suis sacrément essouflé.

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Visiblement, il y a eu des pertes dans nos rangs car les notres se replient et on entend les cris de joie des sudistes. Les vainqueurs dépouillent notre officier mort et trouvent Aubrey dans la cabane. Malgré ses hurlements de douleur (n'oublions pas qu'il est blessé), il est emmené dans le camp sudiste où il mourra peu après.
Fin de l'escarmouche, les morts se relèvent et regagnent leur camp.

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La fin de l'après-midi verra la négociation d'une trêve entre les deux camps et, le soir venu, nordistes et sudistes se retrouvent à la cabane pour fêter Noël (le scénario se passe le 25 décembre et nous sommes entre Virginiens).

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Il y a des chants, du pudding, un sapin (décoré comme à l'époque), des cadeaux (des fruits secs et du popcorn). Bref, un Noël de 1863.

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La cabane est un peu petite, aussi je reste dehors à discuter près du feu. Il y a énormèment de figurinistes dans les reconstitueurs présent; la discussion tourne donc autour de notre passion pour les petits bonhommes de plomb et de plastique.

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Au bout d'un moment, je me décide à aller me coucher. Le couchage de l'époque est sommaire: une tente-abri pour deux et de la paille sur le sol. Première constatation: les gens de l'époque étaient petits. Quoi que je fasse, ma tête ou mes pieds dépassent de la tente. Je décide d'abriter ma tête et m'emmènage un couchage sommaire avec une couverture et mon manteau, mon sack coat me servant d'oreiller. Mauvaise idée.
A peine couché, il pleut. J'eassaye de m'abriter complètement sous la tente mais, malgré ça, mes pieds se mouillent. Entre le froid et la pluie, je passerais certainement une des pires nuits de ma vie à ne pas pouvoir fermer l'oeil.
L'expérience sera salutaire: la prochaine fois, je saurais comment procéder pour dormir au sec.
En tout cas, je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui, à toutes les époques, ont connu cette situation.

Suite et fin au prochain épisode....